BIOGRAPHIE MONSIEUR BMX

Monsieur BMX a fait de l’adrénaline un rythme de vie. Originaire du Gard, son enfance au village s’apparente sous bien des aspects à celle des jeunes dans les cités, car il est tout aussi difficile de s’y projeter et d’y construire un avenir stable. Mais bien déterminé à vaincre l’inertie, l’artiste puise dans la mélancolie de son quotidien pour donner vie à son imaginaire. C’est en sortant la nuit pour faire des tags que Monsieur BMX s’initie au Street Art. Son nom s’inspire du célèbre sport extrême qu’il affectionne depuis des années, et autour duquel il finira par développer un concept artistique innovant. Autodidacte, il se considère lui-même comme un « bricoleur » plutôt qu’un artiste, et remplace progressivement les motos qu’il répare à ses heures perdues par des vélos BMX, qu’il recycle en de véritables oeuvres d’art.

En 2012, Monsieur BMX s’installe à Montpellier, où il fixe ses premières créations urbaines avant d’oeuvrer à Paris, New York et Bruxelles. Dans son atelier, il bâtit et sublime par le travail des matières et de la déconstruction. Au fil du temps, les découpes qu’il réalise s’intensifient en précision et en complexité afin de transmettre un certain esthétisme. 

En intégrant couleurs et vie à ses compositions, l’artiste, fidèle à la démarche des graffeurs, souhaite apporter une valeur ajoutée aux façades grises qui nous entourent, sans pour autant se plier aux codes de la société. Grâce à la mise en scène d’objets du quotidien, il invente une nouvelle forme de langage accessible à tous et interpelle quant à notre vision du monde.

plusieurs vélo accrocher au mur de couleur différentes
un cadi couper avec de la nourriture dedans accrocher au mur

En 2019, Monsieur BMX se moque de la grande distribution et dénonce le gaspillage en fixant des caddies aux murs avant de les remplir de denrées alimentaires, vêtements, couvertures, et autres produits à destination des plus démunis. Réalisées dans plusieurs villes de France, ces actions se transforment par hasard en un mouvement solidaire, qui suscite un engouement sur internet et les réseaux sociaux, lorsque la population décide de participer elle aussi au réapprovisionnement des oeuvres.